Extrait de l'émission "Salut les Terriens" sur Canal Plus, le 21 Juin 2008.
jeudi 17 juillet 2008
Eric Zemmour face à Ramzy, chez Ardisson sur Canal Plus.
Extrait de l'émission "Salut les Terriens" sur Canal Plus, le 21 Juin 2008.
vendredi 11 juillet 2008
Eric Zemmour face à Bernard-Henri Levy
Extrait de "On n'est pas couché" diffusé le 3 novembre 2007 sur France 2.
Zemmour face à Nadine Trintignant
Extrait de "On n'est pas couché" diffusé le 3 novembre 2007 sur France 2
jeudi 10 juillet 2008
mercredi 9 juillet 2008
Besancenot, le parfait petit opposant
Publie dans Le Figaro le 07/07/2008
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La mondialisation façonne souterrainement une nouvelle géographie politique. Le Front national fut longtemps le rassemblement de toutes ses victimes pressurées par les grandes firmes et concurrencées par des vagues d'immigrés, pendant que les vainqueurs flamboyants de la « mondialisation heureuse » les traitaient de racistes : salauds de pauvres !Besancenot, c'est la classe moyenne en voie de prolétarisation, profs, jeunes diplômés précarisés, fonctionnaires, qui se reconnaît dans son visage poupin de Tintin, un Che Guevara qui aurait troqué la lecture de Trotsky pour celle de Marc Levy.
A chaque fois, ces mouvements s'enracinent dans une histoire politique ancienne, mais simplifiée pour la télé. Devant la montée en puissance de Besancenot, Sarkozy se frotte déjà les mains. Mais, contrairement à Le Pen, qui avait rassemblé toutes les familles du nationalisme français, Besancenot est loin d'avoir réuni toute la « gauche de la gauche ». C'est le but de son Nouveau Parti anticapitaliste ; cependant, le NPA n'arrive pas encore à la cheville du Linkspartei allemand. Surtout, Besancenot, lui, n'est nullement diabolisé. Peu importent les massacres révolutionnaires, de la Terreur au Goulag, en France, l'extrême gauche reste « angélisée ».
Ainsi, entre l'extrême gauche et le PS, les électorats sont fluides, ils passent d'un camp à l'autre sans mauvaise conscience. Ceux qui ont révélé la rencontre entre Besancenot et l'ancien membre d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, tentaient sans doute de marquer au fer rouge du « terrorisme » le facteur de Neuilly. Caramba, encore raté !
mardi 1 juillet 2008
Europe : tous perdants
Publié le 27/06/2008 dans Le Figaro
Ils crient victoire, mais on ne les entend pas. Dupont-Aignan, Coûteaux ou Villiers à droite, Chevènement, Mélenchon ou Besancenot à gauche triomphent dans le désert. Et pourtant, elle ne tourne pas, l'Europe.
Le grand combat politique des vingt dernières années entre fédéralistes et souverainistes s'achève dans un champ de ruines. Tous perdants. Cette bataille avait débuté lors du référendum de Maastricht en 1992. Séguin était très proche de Chevènement ; Léotard faisait estrade commune avec Pierre Bérégovoy.
Mais, en 1995, c'est Chirac qui fut élu Président. Chevènement, en 2002, tentait « l'alliance des deux rives » ; mais c'est Le Pen qui faisait « turbuler le système ». Inhibés par le politiquement correct, Séguin et Chevènement n'osèrent jamais parler d'immigration à l'électorat populaire ; et Pasqua ne se vit jamais en numéro un.
En 2007, Sarkozy, sonné par le référendum sur la Constitution de 2005, osa reprendre les thèmes des « nonistes » : préférence communautaire, critique de l'euro fort, politique industrielle, mais aussi exaltation de l'identité nationale, tandis qu'il rassurait discrètement les élites européistes avec son minitraité simplifié. Il le fit illico. Copié-collé de la Constitution Giscard. Ratifié par l'UMP et le PS.
L'ouverture, ce fut cela : cette majorité de centre droit-centre gauche, conceptualisée par Giscard en 1974, ébauchée par Mitterrand en 1988, concrétisée en 2007. Ce coup de bonneteau se brisa sur le non irlandais. Ne restent que des européistes sans le peuple et des eurosceptiques sans le pouvoir.
Les prochaines européennes de 2009 changeront-elles la donne ? « L'Europe est un despotisme éclairé et doux », confiait un jour Jacques Delors.
samedi 28 juin 2008
La France au miroir du football.
Publié le 23/06/2008 sur Le Figaro
L'équipe de France aurait sans doute pu être championne d'Europe, mais elle n'était pas une équipe et elle n'était pas de France. Pour parodier la célèbre formule du général de Gaulle, on pourrait ainsi résumer la déroute des Bleus dans l'Euro 2008. Pas une équipe, mais un agrégat de joueurs désunis ; pas vraiment de France : la plupart n'évoluaient pas dans un club hexagonal.
Le football français est né à la modernité à la fin des années 60, sur un mode colberto-gaulliste : une direction nationale qui centralise tout, formation et financement ; une redistribution de la manne télévisuelle jusque dans les petits clubs. Ce système centralisé et national fabriqua les générations Platini et Zidane.
Mais il prit de plein fouet la mondialisation libérale imposée par la Cour de justice européenne avec l'arrêt Bosman au milieu des années 90 : la suppression des limitations du nombre d'étrangers dans les clubs entraînant surenchère des salaires et concentration des meilleurs dans les clubs les plus riches.
Dans un premier temps, l'équipe de France en bénéficia, car nos joueurs, exilés en Italie surtout, acquirent férocité et rigueur défensive. Puis, les clubs français devinrent les sous-traitants des championnats anglais ou italiens.
Alors, ces joueurs, venus de toutes parts, cousus d'or mais épuisés par les compétitions de clubs, eurent de plus en plus de mal à retrouver ressources physiques et cohérence. Esprit collectif et amour du maillot tricolore. Mais la France, arrachée à son modèle national par l'Europe, refusa, à l'instar de l'Angleterre, de sacrifier son équipe nationale à ses clubs, désormais puissances financières, cotés en Bourse.
Et la France du foot, entre deux systèmes, deux histoires, finit par perdre sur tous les tableaux.
mardi 24 juin 2008
Juste rien.
Publié le 18/06/2008 sur Le Figaro

C'est la fin. La fin d'un match. La fin des espoirs français ; la fin d'une équipe ; la fin d'une génération ; la fin d'un sélectionneur. La fin d'un cycle. Et même la fin d'un commentateur, Thierry Roland, qui suivait, mardi sur M6, le dernier match de l'équipe de France de sa carrière.
Mais cette sinistre litanie finale était déjà trop généreuse. Il n'y eut jamais vraiment d'espoir depuis cette sinistre rencontre initiale contre les Roumains. Il n'y eut pas vraiment de match non plus contre l'Italie, la France ne paraissant à aucun moment en mesure d'inquiéter son frère ennemi transalpin.
Pas d'équipe non plus, des joueurs qui ne parviennent pas à se marier, se souder, joueurs qui semblent ôter leur baladeur juste avant de rentrer sur le terrain, agrégat de joueurs désunis. Une équipe entre deux générations, sans Zidane mais encore avec Thuram. Qui n'a pas choisi, joueurs venus d'ailleurs ou ossature lyonnaise. Un Domenech qui fait entrer Nasri et le sort quinze minutes plus tard, et ne songe qu'à épouser son Estelle Denis. «Avec Estelle, c'est du sérieux», aurait-il pu dire.
C'est l'Italie qui était la seule sérieuse, mardi soir. Fin d'un cycle. C'est en imitant le jeu italien que la France avait gagné ses plus glorieux trophées : Coupe du monde en 1998, Euro en 2000. Chaque fois au détriment de l'Italie : «On ne détruit que ce qu'on remplace», disait Danton.
La roue a tourné. En 2006 comme en 2008, c'est l'Italie qui reprenait son jeu et son sceptre. Et renvoyait la France à un rien infini. Juste rien.