samedi 22 janvier 2011

La chronique d'Eric Zemmour sur RTL le 21 Janvier 2011

Eric Zemmour : "Concours d'enseignants : ça ne se bouscule pas au portillon !"



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22 commentaires:

  1. Malhonnêteté intellectuelle ou fausse interpretation des chiffres du jour : si cette année la réduction du nombre d'inscrits aux concours d'instit est réelle elle est surtout due aux conséquences de la réforme. Ainsi ne peuvent s'inscrire au concours cette année que les titulaires d'un master 1 alors que l'année dernière le concours était ouvert aux licences. Par conséquent une génération entière doit attendre l'année prochaine pour passer le concours; ce n'est donc PAS une baisse du nombre de vocations qui est à l'origine de ces chiffres mais un changement de calendrier. D'autre part la réforme ayant été annoncée tardivement dans la plupart des universités les master 2 préparant aux concours d'instit n'ont été que tardivement voire pas du tout ouverts cette année (idem pour les agrégés). Par ailleurs ce n'est pas non plus une réduction du nombre d'effectifs qui explique que les jeunes enseignants commencent à travailler à plein temps mais c'est bien une conséquence directe à nouveau du changement d'organisation : le Master 2 enseignement tout nouvellement crée, et à l'origine de ce décalage, est sénsé jouer le même rôle dans la préparation à la prise de fonction que l'ancienne année IUFM-enseignement à mi temps. On peut déplorer que cette année 2010-2011 les titulaires du concours se retrouvent à plein temps à enseigner alors qu'ils n'ont pas eu d'année de préparation (suppression des IUFM et transition mal gérée) les prochaines promotions passeront par le Master 2... ce n'est donc PAS à cause d'une diminution des effectifs que l'on doit en passer par là!! Eric Zemmour dit encore une fois n'importe quoi pour justifier ses lubies idéologiques! Il serait plus interessant de se demander par exemple pourquoi il y a une desaffection pour les vocations scientifiques où là il y a un vrai problème. Sachant que tous les commentateurs nous serinent à longueur de chroniques (Eric Zemmour aussi) que c'est entre autres par l'innovation que la France peut retrouver de la compétitivité à l'echelle internationale...

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  2. Ajoutons que:
    - Le pouvoir d'achat des enseignants (à ancienneté et diplômes équivalents) est en chute depuis 1981.
    - On cherche à les rendre responsables de difficultés provenant en réalité des démissions des parents, des réformes débiles (qui se poursuivent), des erreurs politiques.

    Voyez sur les forums ce qui est dit des enseignants: qui a envie de devenir bouc émissaire ?

    Mais l'Union Européenne a déjà la solution: on importera les enseignants qui manquent grâce à des diplômes uniformisés.

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  5. Ca ne se bouscule pas au portillon, c'est le moins que l'on puisse dire.
    Pour trouver les raisons, il faut faire la synthèse de tout ce qui est dit par Eric et les commentateurs.
    Sans oublier le fait que les inscriptions aux concours ont été considérablement avancées cette année. D'habitude, les candidats s'en préoccupent à partir de septembre, les serveurs ouvrent en octobre (avec affichage de l'information en salle des profs pour les non-titulaires). Cette année, tout s'est passé en Juillet !
    Bravo l'administration. Les candidats libres se sont fait piéger. Bien joué !

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  6. Awarenest,je ne crois pas que le problème soit les enseignants mais plutôt l'enseignement.L'éducation nationale impose au enseignement un tas d'obligations en pédagogie et autres au détriment de la qualité de la transmission des connaissances.
    En français pour donner un exemple concret,les élèves au lycées font la plupart du temps des "commentaires composés" alors que pour moi il faudrait plus d'histoire littéraire et de lectures intégrales de livres classiques.Au collège c'est pire,il ne font rien(c'est un euphémisme).Bref c'est plus le ministère de l'éducation nationale le problème plutôt que les enseignants car le concourt pour être enseignant reste très difficile.

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  7. Pmolik:

    Je suis tout à fait d'accord avec vous.
    Cependant je l'idée que le niveau intellectuel de trop d'enseignant est en baisse,lui aussi. Et l'idéologie au passage n'est pas innocente.
    Les enseignants ont quand même une certaine liberté... d'intelligence et certains au grand bien de leurs élèves ne s'en privent pas. Ce sont des frondeurs effectivement qui transgressent au péril de leur carrière les cabinets sombres de leur administration vénéré et toute puissante. Le mammouth se porte bien, merci.

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  8. @Anonyme (1er commentaire)

    Vous pouvez raconter des conneries aux autres mais pas à moi qui suis de la maison.

    La désaffection des candidats pour les différents concours des CAPES (et autres CAPEPS etc etc) ne date pas de la toute nouvelle réforme de la formation des enseignants!

    En 2005, date à laquelle j'ai quitté la formation des enseignants d'une certaine discipline dans une université de la région parisienne, le nombre de candidats aux CAPES avaient été divisé par 5 par rapport à il y a 8 ans.

    Non. A d'autres!

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  9. Pour une fois que nous sommes un peu près d'accord sur un point...
    Plus sérieusement,je ne pense pas que le niveau des enseignement soit en baisse,mais c'est un ressenti et non pas une vérité.
    Je crois que par ailleurs et notamment dans les matières de types raisonnement comme l'économie ou l'histoire les élèves,il y'a longtemps, avaient plus de connaissances.
    Cependant et pour nuancer mon propos,je ne crois pas qu'il faut être si pessimiste,certains domaines dans l'éducation se porte plus que bien ,je pense au grande école comme science po ou l'ena quoiqu'elle sont plutôt élitiste.Il y'a un génie français dans la manière de transmettre des savoirs et des valeurs,j'en suis intiment persuadé.
    Rappellons que les français sont les deuxième en niveau de maths dans les études supérieurs derrière les usa.
    Je pense par ailleurs que la France accorde trop d'importance aux matières scientifique au détriment des autres domaines ce qui explique que la plupart des bons élèves dans les lycées choisissent la filière S alors que la filière L compte parmi les plus mauvaises....

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  10. "Pmolik:

    Je suis tout à fait d'accord avec vous."

    (Moment historique et rare...)

    "le niveau intellectuel de trop d'enseignant est en baisse"

    Peut etre le résultat sur les enseignants de la politique globale de l'ecole depuis le temps qu'elle est menée...
    Les enseignants vont aussi à l'ecole...

    Un des gros problèmes c'est le nivellement par le bas.

    (Pas de selection, comportement d'autruche par rapport aux zones ou il y a surepresentation de populations d'origine immigrées qu'il faut scolariser par exemple...Resultat ce sont les grandes ecoles et le privé qui vont ramasser la mise)

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  11. Je crois que l'on sacralise trop l'école privée,pour en être passé par là,je crois que avant tout le problème reste le programme imposé par l'éducation nationale.Exemple consternant,on veut rendre l'enseignement de napoléon facultative.Au nom d'une vision antimilitariste et cupabilisatrice de l'histoire de France.
    Quand la bien-pensance s'installe dans l'école de la république...

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  12. "le niveau intellectuel des prof de français a considérablement chuteR"

    Sans parler du niveau en français des intellectuels...

    J'ajoute, cher Awarenest, que "l'habit ne fait point le moine, et [que] tel est vêtu d'habit monacal qui, au dedans, n'est rien moins que moine" (Rabelais). J'ai eu maintes fois des professeurs de math. vêtus en jean et sweat-shirts, qui étaient excellents et respectés pour leur excellence.

    Ceci étant dit, je ne voudrais par pécher par déni de réalité. Il y a du vrai dans ce que vous dites, à condition de préciser que le niveau des profs a moins baissé que (et voici une gradation vertigineuse pour les amateurs):
    - Le niveau moyen.
    - Le niveau des élèves.
    - Le niveau des journalistes.
    - Le niveau des hommes politiques.

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  13. Cher(e) Caliclès,

    Vous n'êtes pas le/la seule(e) à être de la maison (je suis professeur agrégé) alors croyez moi vous ne me la "ferez" pas non plus... A d'autre l'autre! Quant à votre manque de savoir vivre il n'a d'égal que l'ignorance crasse de vos lubies et au butor que vous adulez! Bonne soirée quand même,

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  14. Quels étudiants, lycéens ont eut récemment à étudier et lire Mallarmé ?

    La chute est vertigineuse. Mon "Lagarde et Michard" me le confirme.

    Stéphane Guillon aussi.

    L'apparence est un avant-goût du plat de résistance. Elle met en appétit ou rebute. Je parle des enseignants sous-alimenté culturellement. Ils existent. J'en côtoie régulièrement.

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  16. On ne peut que constater la chute du niveau intellectuel des "profs" de français (en particulier) ces dernières années. Le cadre institutionnel auquel bien peu comprennent quelque chose n'est pas seul responsable n'y est sans doute pas étranger. Tout indique qu'il s'agit d'un contre-pouvoir sur lequel l'état a très peu de prise.
    Je constate que le niveau des enseignants a baissé. C'est un fait, une évidence, peu-être un effet doctrinal. La culture littéraire classique parce que cataloguée comme bourgeoise n'a plus sa place.
    L'enfant doit se prendre en main, et s'insurger contre les forces économiques oppressantes.Ça ressemble un peu à çà. Un beau délire, d'après moi. Hors, le niveau ayant baissé, une licence actuelle ne peut plus avoir la valeur d’antan. D'où la barre positionnée plus haut pour tenter de préserver un minimum de qualité.
    La question est que veut-on faire des enfants d'aujourd'hui projetés dans leur vie d'adulte?
    A partir de l'instant où Balzac, Corneille, Racine, Stendhal, Victor Hugo et tant d'autres qui se proposèrent de nous édifier en nous distrayant sont devenus "persona non grata" au sein des cursus scolaire de l'éducation nationale, la jeunesse d'aujourd'hui n'y a plus accès...
    Combien d'étudiants de première se plaignent ne rien comprendre à l'écriture de Molière qui leur est devenu impénétrable.

    ............Récemment encore:
    Je cherchais désespérément le "prof" parmi la foule des élèves forts dissipés. Désespérément est le mot, car il était devant moi,anonyme et plein d'ennui,dans un tee-shirt suranné,ruiné par l'usure, farfouillant dans ses narines évasées quelques denrées alimentaires. Rien ne pouvait le distinguer de ses élèves, de ce troupeau dont il avait la garde; rien si ce n'est son état pitoyable, dégradé et incongru. L'oeil aussi était moins vif, moins pertinent.

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  17. Mon cher anonyme si vous êtes vraiment de la maison alors vous êtes d'une mauvaise foi sans nom.

    Cela fait des années que le problème du déficit des "vocations" (je déteste ce terme idiot) est posé à l'éducation nationale. Dans le primaire comme le secondaire.

    Se cacher derrière la mastérisation ou les faiblesses de l'année de titularisation comme le font le ministère et leurs relais que sont les syndicats est juste ridicule.

    Personnellement les étudiants que je reçois finissent le plus souvent leur stage en disant: "Plus jamais ça!".

    Il est surtout là le problème.

    Et pendant ce temps là vous me parlez de mes lubies! Mais quand savez-vous de mes lubies?!

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  18. calicles:

    Voulez-vous dire que la profession d'enseignant a perdu beaucoup de ses attraits ? Qu'elle n'est plus honorifique comme elle le fût ? Cela me semble à moi aussi, qui ne suis pas de la maison (c'est évident), tout à fait exact. Dans bien des cas n'est-ce pas devenu une profession à risques considérables ? La perte d'autorité et l'absence de la sanction y participent pour beaucoup ainsi que le largage des autorités de tutelles. Au fait, c'est quoi, c'est qui ces fameuses autorités de tutelles ? Si vous pouviez nous éclairez pour comprendre qui fait quoi sur ce rafiot.
    Qui gouverne l'éducation nationale ? J'avoue que je ne comprends pas très bien. L'état semble loin d'y imposer sa loi...

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  19. Merci Eric pour cet éclaircissement.
    Ce qui demeure obscure, c'est la raison pour laquelle le mammouth ne répond plus présent au pouvoir en place. Un état dans l'état ? Une sécession de fait ?? En tout état de cause, c'est inadmissible !!
    Les jeunes et parmi eux ceux issus des milieux les plus défavorisés sont de plus en plus incultes. Quand ce n'est pas violents. Ils sont désespérés devant un monde adulte irresponsable immature et décérébré, en perpétuelle repentance et déculottage. Pas beau à voir ce monde là !

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  20. Préambule :
    Je ne viens pas ici pour pleurer mais expliquer pourquoi selon moi nous en arrivons à ces difficultés de recrutement.



    Ce que je veux dire est d'une parfaite trivialité lorsque l'on connait le sujet :

    Le métier d'enseignant a effectivement de moins moins la cote.
    C’est un fait parfaitement mesuré et connu des services de l’E.N.

    Bon! Il n'a jamais été très recherché non plus il ne faut pas exagérer mais cela atteint aujourd'hui un point tel que dans certaines disciplines se posent carrément des difficultés de recrutement.

    Certaines causes ne sont pas nouvelles mais s'aggravent et s'additionnent avec de plus récentes.

    Pour ma part je distinguerai 3 difficultés majeures:


    1) Le salaire.

    Incontestablement faible. Mon premier salaire était de 1330 euros net par mois.
    Après 5 ans d'études et un concours sélectif (- de 10% de réussite) ce n'est guère attrayant!

    Il faut reconnaitre que les salaires des débutants ont été quelque peu revalorisés il y a un an ou deux, mais cela reste très léger.
    De plus sa progression est des plus modérée (euphémisme !).

    Enfin plusieurs études ont montré que le salaire des enseignants débutants s’était s'érodé de façon assez importante ces trente dernières années par rapport au smic ainsi qu’au salaire médian français
    Une paupérisation de la profession en somme.
    Bien sûr ce n'est pas la seule profession touchée ! Mais elle fait incontestablement partie des "perdants".

    Conclusion: Faire des études plutôt longues, passer un concours jusque-là assez sélectif et donc risquer l'échec à plusieurs reprises voir ne jamais réussir pour un salaire aussi faible décourage de nombreux étudiants.
    Normal non?


    2) Évolution de carrière.

    Nulle. "Prof un jour, prof toujours". Perte d'attractivité là encore.

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  21. 3) Conditions de travail.
    Nous rentrons dans un phénomène plus nouveau et c'est sans doute ce paramètre qui, en s'additionnant aux autres, a fait atteindre la "cote d'alerte" si j'ose dire.

    Disons le très simplement: les conditions de travail dans les établissements "en difficultés" sont devenues insupportables.
    Injures, provocations, coups sont le quotidien de l’enseignant de ZEP.

    Tiens! Un exemple pris aujourd'hui à la volée:

    http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/26/998975-Merignac-Violences-au-college.html

    Chefs d'établissement, enseignants, assistants d'éducation et pédagogiques, CPE, personnels ATOS: plus personne ne veux y mettre les pieds.
    Les arrêts de travail pour dépression de longue durée ou "craquages" ponctuels mais récurrents sont légions.

    Alors me direz-vous il faut changer d'établissement, aller ailleurs!
    Sauf que ces d'établissements deviennent de plus en plus nombreux. Voir même les plus nombreux !
    La natalité est bien plus forte en Seine Saint Denis qu'en Creuse... La démographie aussi.
    Il devient donc quasiment impossible d’y échapper et très difficile d’en sortir !

    Tout cela les français globalement le savent bien, au moins intuitivement et même s'ils adorent détester leurs profs "toujours en vacances" bien peu voudraient leur boulot.

    Voilà qu’aujourd'hui cette représentation pèse sur le choix des étudiants dans leur orientation professionnelle. Normal ! Pas folle la guêpe !

    Je reçois régulièrement des étudiants venus faire un stage en établissement scolaire.
    Ils en sortent bien souvent dégoutés, après avoir fait face à des élèves insolents, indisciplinés, violents et complètement désintéressés par le contenu du cours, trop occupés à jouer leur portable ou que sais-je d'autre. Les « c’est bon wesh ! » finissent de les achever.

    Alors que voulez vous! Pas facile de les retenir!...

    Et encore! L'Education nationale a la "chance" que l'université soit autant dévalorisée par rapport aux écoles, poussant les étudiants de facs vers des concours de la fonction publique ou ils peuvent au moins se présenter.
    Car si jamais la fac venait à être plus compétitive sur le marché de l'emploi privé les difficultés de recrutement des futurs enseignants seraient encore accrues!
    La fac sert encore de vivier aux candidats des CAPES.
    Mais bien peu d'étudiants de Dauphine choisissent l'enseignement primaire ou secondaire. Quand on a le choix…

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