mercredi 3 juin 2009

Eric Zemmour dans "L'Hebdo" du 30 Mai 2009, sur France Ô.



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14 commentaires:

  1. Petit commentaire sur le thème de la violence scolaire:

    D.Wolton notre irremplaçable éminence grise annonce que "les enseignants" s'opposeraient pour des raisons de principes aux mesures "répressives" de X.Darcos.
    Je crains que D.Wolton ne confonde les enseignants, hommes de terrain par fonction et leurs SYNDICATS particulièrement idéologisés.
    Rappelons que moins d'un prof sur six est syndiqué.
    Que "pèse" donc l'avis de ces syndicats?
    Disons ensuite que les enseignants se syndiquent surtout pour des raisons très pragmatiques: Informations et soutien lors des mutations, pouvoir contester des décisions administratives avec plus de force que tout seul etc, autrement dit sa gestion de carrière.
    Ceci pour dire que le syndiqué n'est pas forcement sur la même ligne politique que son syndicat, et de loin!
    Moi qui suis dans "la maison" je peux vous dire que les enseignants ne sont pas, en général, contre les mesures sécuritaires de X.Darcos.
    Nous pouvons critiquer la "faisabilité" de certaines propositions (ex: fouiller tous les élèves à l'entrée de l'établissement).
    Nous pouvons mettre en doute la volonté de faire appliquer réellement ces mesures (une fois la fièvre médiatique passée que restera t-il des engagements?).
    Mais je n'ai quasiment pas entendu d'enseignant s'opposer pour des raisons idéologiques ou éthiques aux mesures coercitives proposées.

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  2. Je suis à 300% d'accord avec le commentaire de Calicles.
    Le problème est que les enseignants laissent leur outil de défense aux mains de gens qui n'ont pas grand chose à faire de leurs mandants, sinon pour avoir des postes de décharge et défendre leur ligne idéologique qui mène à la mort de l'école publique, qu'ils le veuillent consciemment ou non.
    Les enseignants devraient reprendre en main leurs organisations en se souvenant qu'il existe des tendances en leur sein, et des votes réguliers. Ce n'est pas en étant dehors qu'ils feront bouger les choses, mais en prenant leurs directions.

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  3. Marine, lorsque tu parles de "tendances" tu veux parler du SNALC plutôt que le SNES par exemple?
    Je me trompe peut-être mais je n'ai pas l'impression que les différences soient vraiment décisives, surtout en ce qui concerne les violences scolaires.
    Tu sais ce que j'attends d'un syndicat reste assez simple: qu'il défende les intérêts de ma profession, point.
    Du corporatisme comme on peut le voir partout ailleurs comme chez les médecins, taxis ou personnels de la restauration.
    Les choix politiques en matière d'enseignement (j'en ai marre de l'éducation à toutes les sauces...) sont pour moi de la responsabilité du politique, pas des enseignants ni de leurs syndicats. Chacun à sa place.

    J’avoue cependant me poser une question :
    Si l’on part du constat, à mon avis irréfutable, que les conditions de travail des enseignants dans « les quartiers en difficultés » (euphémisme) sont tout simplement hallucinantes, je pense qu’il n’est pas nécessaire ici de les décrire.
    Comment se fait-il que les syndicats d’enseignants ne soient pas sur le pied de guerre vis à vis du ministère afin que leurs collègues soient mieux protégés ?
    Mais enfin c’est quand même le minimum pour un syndicat non ?!?!

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  4. Parce que les syndicats sont devenus un corporatisme en eux-memes ? Au pont qu'ils fonctionnent en circuit fermé en oubliant leur role premier ?

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  5. http://www.dailymotion.com/user/reflectionssurlactu/video/x9e9gf_zemmour-et-le-demantelement-de-leco_news?hmz=707265766e657874

    (Issu d'une emission sur les maoistes assez interessante. )

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  6. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  7. "Parce que les syndicats sont devenus un corporatisme en eux-memes ? Au point qu'ils fonctionnent en circuit fermé en oubliant leur role premier ?"

    Oui.
    C'est une hypothèse intéressante.
    Avouez que cela serait hallucinant quand même...

    http://www.dailymotion.com/user/reflectionssurlactu/video/x9e9gf_zemmour-et-le-demantelement-de-leco_news?hmz=707265766e657874

    Zemmour manque de temps pour argumenter sa position mais une fois de plus on reste admiratif devant son érudition.

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  8. "Oui.
    C'est une hypothèse intéressante.
    Avouez que cela serait hallucinant quand même..."

    Ca me semble pas en contradiction avec le corporatisme et la recherche de privilèges typique de la France.
    Sans parler du manque de representatitivité des syndicats...

    Il y a un gros probleme de relais de pouvoir et de consultation en France.
    Rien d'etonnant qu'on ait autant de place pour l'autoritarisme dans ces conditions...

    Mais autoritarisme efficace ?
    Meme pas sur.

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  9. Non, Calicles, je parle des tendances dans les syndicats de la FSU, dont le SNES.

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  10. Il est vrai que le SNES, et avec lui toute la FSU, passe son temps à discuter avec le ministère de questions pédagogiques et de réforme du Bac, pour fuir le vrai débat. Ce n'est pas le rôle d'un syndicat de co-fomenter une Nième réforme. Son rôle est d' exiger des mesures pour que les enseignants puissent faire leur boulot de transmission des connaissances, ce qu'ils ne peuvent plus faire.
    Etrangement, on note que plus ça va mal dans le métier et plus on retarde l'entrée dans la profession en allongeant le temps de formation initiale (masterisation inutile, au détriment d'une formation professionnelle qui coûte plus cher...En outre, quand tu as un master, tu files vers un doctorat, non? Ou as-tu encore envie d'enseigner dans un collège de "quartier"?). Facile de réduire le nombre de postes aux concours en réduisant le flux des candidats. L'argument sera: regardez, il n'y a plus de candidats, on peut supprimer les concours...Et on aboutit à la privatisation et au tirage de sonnette pour être embauché, au profil.
    Et on peut se demander ce qu'on fera de tous ces Docteurs tous crins qui ne trouveront pas de place dans l'enseignement supérieur...Des chercheurs en didactique, sans doute :)

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  11. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  12. Ce n'est pas le rôle d'un syndicat de co-fomenter une Nième réforme. Son rôle est d’exiger des mesures pour que les enseignants puissent faire leur boulot de transmission des connaissances"

    Absolument.
    J'ajouterai au risque de paraître lourd qu'un syndicat est là pour défendre les intérêts de la profession qu'il représente.
    Si j'insiste c'est que je sais que ce discours est jugé quasiment blasphématoire par un large public (y compris de profs!!).
    Marre du blablabla sur "la vocation" et l'intérêt général.


    "Etrangement, on note que plus ça va mal dans le métier et plus on retarde l'entrée dans la profession en allongeant le temps de formation initiale"

    En fait d'un certain point de vu cela ne change pas grand chose: les 5 ans on les avait déjà avec licence+PLC1/PLC2, donc 5 ans.
    Par contre il y a une différence qui fait mal: le concours qui hier était placé en fin de 4ème année (PLC1) est aujourd'hui au niveau master 2 c'est à dire en 5ème année.
    Il recule donc encore d'une année.
    Vu que le concours fait environ 85/90% de malheureux que vont-ils pouvoir bien faire avec un master en éducation, mais sans pouvoir enseigner?!
    5 ans de perdu c'est un peu long je trouve...
    Ils deviendront peut-être comme le dit Marine "chercheur en didactique" xD mais ils risquent surtout de devenir les bouches trous de l'éducation nationale.
    Voilà une bien belle et épanouissante carrière pour des gens qui auront quand même un master 2.

    Hummm, tout ça pour finir prof à Damaris-lès-Lys devant des classes hostiles.
    Ami étudiant, je te laisse deviner mon conseil, le monde est vaste!

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  13. Entièrement d'accord avec vous Calicles! Le concours après le Master 2, pour se retrouver à écrire des mots sur des carnets de correspondance, c'est du grand n'importe quoi...
    Mais ce débat, on ne le voit jamais dans la presse ni nulle part. En revanche, on nous a bassinés avec les blocages d'universités, le gouvernement a laissé pourrir la situation, en tablant sur la proximité des examens. Facile!
    On nous avait déja fait le coup lors de la grande grève de 2005. Faites passer le bac d'abord (le SNES dixit, à la remorque du pouvoir d'alors...ou plutôt devant lui pour exiger la reprise). Ca marche à tous les coups, tellement les profs se sentent coupables de tout...Faudrait que Ségolène demande pardon pour eux.

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